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Djibouti

À l’Océanorium, les trésors marins illumineront la ville

Par Cherif Ouazani - Publié en décembre 2020
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Le bâtiment de deux étages sera équipé de capteurs solaires installés dans la toiture. DR

Ce centre de recherche scientifique à l’architecture aussi audacieuse qu’ergonomique sera un outil pédagogique, mais aussi un lieu de convivialité et de bien-être

Le projet de régénération du port historique de Djibouti et de sa transformation en quartier d’affaires recèle un joyau aux formes non conventionnelles. Son design singulier n’est pas sans rappeler le musée de Bilbao ou encore l’opéra de Sydney. Le futur Océanorium et son architecture originale apporteront une touche révolutionnaire à l’urbanisme de la capitale. Devant être réceptionné en 2023, il sera construit sur un terrain de 5 000 m2, comptera deux étages et aura pour vocation la mise en scène des écosystèmes marins de Djibouti à l’aide d’une cinquantaine d’aquariums. La mobilisation de près de 2 millions de litres d’eau de mer permettra d’abriter les différentes espèces de poissons qui peuplent la zone maritime du territoire djiboutien. Le plus grand des bassins, avec ses 25 m de long et sa vision par tunnel traversant, sera consacré à la présentation des espèces du grand large. Toutefois, l’emblématique requin-baleine, incarnation des fonds marins de Djibouti, est trop grand pour être confiné derrière des vitres. Il sera présenté à travers maquettes et outils audiovisuels. À vocation pédagogique et scientifique, l’Océanorium disposera de salles d’accueil pour l’organisation de visites thématiques au profit d’élèves et d’universitaires. Les uns et les autres pourront notamment apprécier des projections de films documentaires dans une salle polyvalente d’une capacité de 110 places. Le bâtiment abritera un Centre de recherches océanographiques proposant des hébergements aux savants de passage qui profiteront de ses installations, de ses laboratoires et de son… bateau de service pour les sorties d’exploration au large du golfe de Tadjourah.

Afin de faire face aux frais d’exploitation, au coût de l’entretien des aquariums et des charges salariales de son personnel, l’Océanorium comprendra quelques activités économiques, à l’instar de ce projet de restaurant gastronomique au rez-de-chaussée, avec terrasse donnant sur le quai de la marina. Au second étage, un sky bar sera situé devant un bassin à débordement donnant une sensation de prolongement de l’océan Indien. Toujours au second étage, des équipements de thalassothérapie raviront les amateurs d’instants bien-être.

En parallèle aux activités pédagogiques qui s’y dérouleront, la salle polyvalente servira également de cadre à l’organisation d’événements divers : conférences scientifiques, rencontres d’hommes d’affaires ou expositions culturelles. Le confort n’excluant pas la contrainte ergonomique, la toiture du bâtiment sera équipée de capteurs solaires qui produiront jusqu’à la moitié des besoins énergétiques du bâtiment. Parfaite cohabitation entre le vert écolo et le bleu océan, couleurs dominantes du drapeau de Djibouti…

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