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Editos

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Début décembre, Time, le grand hebdomadaire américain, s’est posé la question : 2020 a-t-elle été la pire année de l’histoire ? Évidemment, le tropisme du débat est propre à cette nation de « conquérants optimistes »... Et oui, il y a nettement pire dans l’histoire du monde, des guerres (à l’échelle de la planète), des épidémies dévastatrices (la fameuse peste noire du Moyen Âge, par exemple), des famines, des astéroïdes si l’on remonte à la nuit des temps… Mais pour tous les êtres humains vivant aujourd’hui, le choc 2020 est stupéfiant. Unique. Au-delà de notre expérience. Beaucoup d’entre nous sommes des enfants de l’après-guerre justement, du baby-boom (années 1950-1960), les héritiers des indépendances aussi, d’autres sont des kids de la génération Z (celle des enfants du numérique), tous acteurs et spectateurs d’un formidable accroissement des richesses et d’un recul sans précédent de la pauvreté dans l’histoire de l’humanité.

Publié en décembre 2020

Ce n’est pas un sujet festif. Je sais. Et c’est fait exprès. C’est aussi un thème que l’on aborde ici parfois autour du 8 mars, consacré Journée internationale des droits des femmes depuis 1911. Mais plus récemment, le 25 novembre a été déclaré Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Et en ces temps de Covid-19, où les confinements successifs ont fait exploser ces agressions à travers le monde, et notamment à domicile, il est bon de rappeler, justement entre deux agapes de fin d’année et lorsque les vœux sont à l’honneur, qu’un nombre toujours incroyable de femmes souffrent au quotidien.

Publié en décembre 2020
Patek Philippe

Si l’Afrique apparaît souvent comme une terre d’émergence économique, elle semble comme à l’arrêt sur le plan politique, paralysée par les enjeux de pouvoir, les rigidités internes, la faiblesse du débat démocratique. Chaque élection, chaque passation se présente comme un obstacle quasi insurmontable, un stupéfiant affrontement interne. Évidemment, le pouvoir reste une lutte. On ne gagne pas les sommets sans batailler, sans convaincre, sans alliances, sans manœuvres… Mais le pouvoir pour le pouvoir ne mène nulle part, sauf à la dictature, à la « démocrature ». Et à l’échec. Il nous faut sortir de ces paradigmes anciens, vermoulus, qui nous freinent, limitent notre progrès. Il nous faut changer le politique pour aller plus vite, plus loin, répondre aux attentes de centaines de millions d’Africains.

Publié en novembre 2020

Bon, nous vivons une période totalement dépressionnaire. C’est vrai. La pandémie de Covid-19 reprend de plus belle en Europe, ne faiblit pas ailleurs, et certains esprits chagrins menacent l’Afrique, jusque-là plutôt miraculeusement épargnée, d’une seconde vague bien plus virulente que la première… Du nord au sud, la menace islamiste, le terrorisme et ses actes barbares continuent inlassablement leur lente politique de terre brûlée. Les économies du monde entier, à la suite des divers confinements et de l’arrêt brutal des échanges, vacillent ou sont en suspens. Pas mal de pays africains sont secoués de manière récurrente par des situations politiques tendues, des manifestations et leurs répressions violentes qui paralysent la vie au quotidien, le développement, le progrès.

Publié en novembre 2020

Au moment où vous lirez cet exemplaire, notre nouveau site, afriquemagazine.com, sera en ligne. C’est une étape importante dans notre volonté d’intégrer la chaîne numérique. Et une manière en quelque sorte d’illustrer, aussi, le thème du « monde d’après », qui sert de fil rouge à ce numéro. Un monde d’après marqué par la pandémie du nouveau coronavirus et ses conséquences stupéfiantes. Un monde d’après marqué par l’épuisement de modèles (États- Unis, Chine, Europe, capitalisme financier…) et la montée inexorable d’immenses dangers systémiques (changement climatique, raréfaction des ressources, nouvelles pandémies…). Un monde d’après modelé par cette révolution numérique multiforme, véritable rupture technologique, sensorielle, organisationnelle, deux siècles après les bouleversements de la révolution industrielle…

Publié en juin 2020

Entre autres tristes conséquences, la pandémie mondiale de Covid-19 aura (re)montré à quel point l’Afrique est dépendante des plans agricole et alimentaire. Pas seulement à cause de la sécheresse ou de la pauvreté. Mais d’abord à cause de politiques totalement dysfonctionnelles. Produire en masse du cacao, du café ou du coton pour l’étranger – sans jamais parvenir à le transformer localement – ou viser l’industrialisation à tous crins de la production de l’anacarde, c’est bien, mais ça ne nourrit pas son homme. Localement. Ni dans le portefeuille, ni dans l’écuelle.

Publié en juin 2020

Un premier constat semble faire l’unanimité : le nouveau coronavirus se répand moins vite en Afrique qu’ailleurs. Dans un contexte où les plus grands virologues tâtonnent encore devant ce fléau tout nouveau, pas mal d’hypothèses sont déjà avancées : le virus n’aimerait pas la chaleur, l’épidémie aurait commencé plus tard sur le continent et les frontières auraient été fermées plus vite, les échanges entre l’Afrique et le reste de la planète seraient moins denses, ou encore les Africains seraient surentraînés aux infections en tout genre… Il y a sûrement un peu de vrai dans tout ça.

Publié en mai 2020

Nous pensions être invincibles et notre monde, pourtant, est sens dessus dessous. Un virus parti d’une grande ville industrielle de Chine s’est lancé sur les routes de la globalisation. À cette date, au moment où ces lignes sont écrites, près de 4 millions de personnes ont officiellement été touchées par ce nouveau coronavirus, au nom sèchement scientifique de Sars-CoV-2. Avec près de 300 000 décès. Surtout, mais pas toujours, des personnes fragiles ou âgées. Par rapport à 7 milliards d’habitants, cela pourrait presque paraître « gérable ». Et pourtant non, le pouvoir de contagion de l’organisme est tel que si rien n’était fait pour le stopper, près de 70 % de l’humanité serait infectée.

Publié en mai 2020

En moins de deux mois, le monde s’est écroulé. Comme un château de cartes. À cause d’un nouveau virus. Réponse, plus ou moins tardive selon les gouvernements : le confinement. Au 31 mars, la moitié de l’humanité était cloîtrée chez elle. Les échanges commerciaux, économiques gelés. Et l’Afrique, peu à peu, suivant l’exemple des autres nations, confine ses populations. Ou plutôt, tente. Oubliant que la réalité sur le continent, dans la plupart des pays, est tout autre.

Publié en avril 2020

Au moment où j’écris ces lignes, à Paris, nous « bouclons » notre troisième semaine de confinement. Partie de Chine, la pandémie de Covid-19 a quasiment mis à l’arrêt l’économie mondiale. Frontières fermées, confinement massif des populations, arrêt du transport aérien, limitation des échanges. Pour le secteur de la presse, le coup de frein est radical. Avec en particulier, des limites drastiques à la diffusion des titres. Et la baisse, c’est un euphémisme, du chiffre d’affaires publicitaire. Notre magazine, 36 ans d’existence ininterrompue, n’est pas à l’abri de cette formidable tempête.

Publié en avril 2020

ON EN PARLE

Depuis une décennie, le groupe SONGHOY BLUES milite pour un monde délivré des idéologies. En témoigne son nouvel album fougueux, appelé Optimisme

Publié en novembre 2020

Avec ses villas, cette designeuse nigériane redessine le bord de la mer de Lagos.

Publié en novembre 2020

Sa musique viscérale raconte l’intime. 
À travers un langage imagé, la poétesse réunionnaise mêle le maloya de son île avec d’autres sonorités

Publié en novembre 2020

 La musique du « général rebelle » est un cocktail jubilatoire de rythmes congolais, de rock et de funk. Dans son nouveau titre, « Na Kozonga », le musicien chante le culte de ses ancêtres avec le groupe Okwess

Publié en novembre 2020

Sous influence makossa, ce duo de choc français impose ses rythmiques funky et ses riffs électriques.
Irrésistible !

Publié en décembre 2020

Dans le nouveau James Bond, le célèbre agent britannique est remplacé par une collègue d’origine jamaïcaine, qui récupère ainsi son matricule et son permis de tuer… mais temporaire

Publié en décembre 2020

BUSINESS

En dix ans, plus de 50 milliards de dollars ont été investis dans le secteur, hissant Tanger Med, Port-Saïd et Djibouti parmi les 50 premiers ports mondiaux. Mais avec les effets du Covid-19 et le défi de l’hinterland, l’activité reste sous tension.

Publié en décembre 2020

La page sombre des relations entre les États-Unis de Donald Trump et le continent se tourne. L’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche devrait restaurer des relations économiques plus dynamiques. Même si le concept d’«America First» restera dominant. L’Afrique devra se montrer plus attractive.

Publié en décembre 2020

La pandémie précipite la révolution numérique: enseignes traditionnelles et fintechs multiplient les innovations pour basculer dans une nouvelle ère.

Publié en décembre 2020

Longtemps considérée comme une fatalité et un fléau, celle-ci fait vivre 85,8 % des actifs africains. Pour doper la croissance et la création d’emplois, les autorités et les bailleurs de fonds multiplient les stratégies pour l’intégrer dans l’économie réelle.

Publié en novembre 2020

Depuis 2005, la société de recrutement Aldelia a mis en relation 55000 Africains avec des entreprises. En avril, son fondateur a lancé Areeba Jobs, première plate-forme de matching professionnel sur le continent. Il nous livre ses impressions sur la reprise postpandémique, la future zone de libre-échange continentale et le marché de l’emploi.

Publié en novembre 2020

La crise mondiale a mis à nu l’échec du modèle économique de l’Afrique et aggravé ses faiblesses. Des voix s’élèvent pour tirer des leçons de cette période compliquée et opérer à de profondes transformations.

Publié en octobre 2020

DOSSIERS ET DECOUVERTES

Après s’être imposé comme un hub logistique majeur, le pays s’engage résolument dans la montée en gamme et la diversification de son écosystème.

Publié en décembre 2020

2011-2021… En dix ans, le pays s’est profondément transformé, renouant avec la croissance malgré une menace sécuritaire accrue. Visite sur les bords du grand fleuve au moment où se prépare l’avenir.

Publié en novembre 2020

Le pays regarde loin devant lui, bien décidé à accentuer la dynamique d’émergence.

Publié en août 2020